Publié par MariKo

Le Stade Chaban Delmas, lieu de torture ?
Ce soir, mon amoureux me fait une surprise. Cela fait une semaine qu’il me dit « chérie, réserve ta soirée de samedi, je te réserve une soirée inoubliable… ». Devant cette proposition alléchante, je me torture l’esprit avec délectation pour essayer de deviner quelle est cette surprise. Et s’il m’invitait au concert de U2 qui passe ce samedi-là ? Ou bien a-t-il pensé que j’avais besoin de repos et il va m’emmener passer la soirée et le dimanche à me faire chouchouter dans un SPA avec bains moussants, douche à jets et tout le toutime… Je m’y vois déjà. Alors, samedi à 18h pétantes, je l’attends chez moi. J’ai bien évidemment préparé une petite valise, au cas où, et revêtu ma petite robe noire qu’il adore, mon blouson sexy et mon nouveau sac Prada… Bref, je suis au top pour cette petite soirée en amoureux.
18h : l’interphone sonne, c’est lui… Mon cœur bat la chamade. Et s’il avait pensé aux fleurs ?? Mes pensées romantiques se sont vite envolées quand j’ai ouvert la porte. Il était là en doudoune Girondins de Bordeaux (désolée pour les supporters de Lyon) avec son écharpe bleu et blanc, le sourire aux lèvres… Surprise ! Ma belle soirée romantique allait en fait se passer au stade, vous savez, là où il fait froid et où les gens hurlent dès que l’arbitre fait une erreur. Assez intransigeants, les supporters…
19h25 : ça y est, on y est presque. D’un pas décidé (j’ai 15 cm de talons et toujours ma jolie robe), nous nous dirigeons vers la billetterie. Entre les tribunes présidentielles, honneur, virage nord ou sud, … je suis perdue. Pourquoi est-ce si compliqué ? Je me laisse guider par mon amoureux, que j’aime de moins en moins finalement. On passe le contrôle et je vois cinq molosses qui fouillent les gens. Peut-être est-ce le meilleur moment de la soirée. Je choisis rapidement du regard le plus mignon des cinq et m’avance vers lui pour la fouille. On ne rigole pas avec la sécurité. Mais, amusé, il me repousse gentiment vers sa collègue qui était cachée plus loin. Beaucoup moins enthousiasmant…
19h40 : je suis assise. Ou plutôt, je suis posée là, entre mon amoureux qui me parle de chose que je ne comprends pas (goal average, hors-jeu, surface de répartition ou réparation…) et un type qui bave sur son sandwich merguez-frites-mayonnaise-ketchup-moutarde… Si ça continue, il va m’en mettre sur ma robe !!
19h50 : un petit monsieur qui semble mesurer 50 cm (cela doit être à cause de la distance qui nous sépare) se balade au milieu du terrain et parle dans un micro. Ce doit être le chauffeur de salle. Il annonce la composition des équipes. Il se prend même pour une star quand il présente notre équipe. « Le numéro 9, Fernando… » et tout le monde de reprendre en chœur « Cavenaghi » !  Lui, c’est le buteur des Girondins. Sur la photo qui apparaît sur l’écran, il a l’air pas mal. J’ai finalement hâte de le voir en mouvement sur le terrain.

Fernando... CAVENAGHI !
19h55 : l’heure fatidique approche. Les équipes rentrent sur le terrain. Bon, pour faire simple, il y a les bleus et les blancs. A Bordeaux, on est pour les bleus. C’est évident. Déception cependant, j’attends les hymnes avec impatience, c’est mon moment préféré. Mais mon amoureux coach sportif me dit, l’air désespéré, que ce n’est pas la Coupe du Monde. « Ah bon, il n’y aura pas Thierry Henry ? » 

Le beau Thierry Henry
20h : Coup d’envoi. C’est parti pour 45 minutes de… foot ! Finalement, c’est assez stressant un match. On ne sait jamais s’il va se passer quelque chose. Et quand il se passe rien, on tourne la tête et il peut y avoir un but. J’en ai raté deux comme ça. Il faut toujours être sur le qui-vive, les yeux rivés sur le ballon et notre voisin mangeur de gras (oui, oui, il est toujours là et s’en prend maintenant à un énorme donuts sans trou au milieu, peut-être est-ce un beignet ?).  Je suis prévenue, j’attends avec impatience la mi-temps pour aller au petit coin pour me repoudrer. Mon téléphone sonne, c’est ma meilleure amie. Elle est déprimée, son hamster ne mange plus depuis deux jours. Elle a besoin de soutien. Mais entre les holas, les chants des supporters et les actions manquées qui font hurler mon amoureux, j’ai du mal à me concentrer et j’ai mal tout court aux oreilles.
20h45 : cela fait maintenant 45 minutes que le match a commencé, mais ils continuent à courir ! « Hé, l’arbitre, regarde ta montre ! » Non, ce sont les arrêts de jeu. En fait, c’est juste une excuse pour avoir un peu de rabe, pour rentabiliser les 7€ dépensés pour la place. Ah, les hommes !
20h50 : c’est la mi-temps ! Le meilleur moment ? Je fonce aux toilettes, et m’arrête finalement à la buvette pour acheter, moi aussi, un gros hot dog bien gras. Il m’a donné envie avec ses cochonneries. Finalement, le foot, ne serait-ce pas le bonheur ? Le nez congelé, les pieds aussi (heureusement, il ne pleut pas), un bon gros sandwich à 50 000 calories, une bière, des hommes qui courent en short, des hommes qui hurlent et chantent dans les tribunes d’honneur, présidentielles ou dans les virages, et moi avec ma mini-robe…
21h05 : le match reprend. J’ai bien mangé, bien bu. Je me surprends à chanter avec les supporters et je sens le regard amusé de mon amoureux se poser sur moi. Il chante aussi. Beau but, belle action, je me lève, je saute, je trépigne,… J’aime le sport (merci la petite bière !).
21h55 : c’est fini. Les Girondins ont gagné, j’ai mal à la gorge d’avoir trop crié, mal aux mains d’avoir applaudi… Je comprends la vie de sportif. Vivement demain pour la récupération et la thalasso !

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Haha 03/01/2010 16:59


Allez Bordeaux!