Publié par MariKo

Vous ne rêvez pas. Maradona, Diego Maradona, le prodige du ballon rond est à Cannes. Non pas qu'il tente une percée dans le milieu très fermé des acteurs, ni même qu'il vienne terminer sa carrière de footballeur à l'AS Cannes, mais il est le sujet du dernier film de Kusturica intitulé tout simplement "Maradona by Kusturica".


Quelle meilleure occasion que le Festival de Cannes pour présenter ce film sur la star interplanétaire du football argentin ? Il faut dire que l'équation est plutôt bonne. Prenez un long et prestigieux tapis rouge, un réalisateur de génie ("Arizona Dream" en 1993, "Underground", palme d'or à Cannes en 1995, "Chat noir, chat blanc" en 1998,...) qui évoque la vie d'un footballeur qui ne laisse pas indifférent et vous obtenez ce film documentaire qui a été présenté hors compétition aujourd'hui à Cannes. L'idée farfelue de consacrer 1h35 à Maradona a germé dans la tête du Kusturica, grand fan du footballeur et de foot en général. Pour lui, le foot est une drogue dure qui ne l’a jamais quittée. «J’ai joué dix ans au FC Sarajevo (en tant que) milieu offensif, déclarait-il déjà dans une interview à Télérama en 1998. J’ai marqué pas mal de buts dans les championnats de jeunes. Je n’étais pas mauvais. (…) J’aurais peut-être pu signer un contrat pro. Mais voilà, quand on est moyen en beaucoup de choses, qu’on ne sait rien faire très bien, on finit cinéaste!» (1)

Il célèbre dans ce film l'incroyable histoire de Diego Maradona : héros sportif, Dieu vivant du football, artiste de génie, champion du peuple, idole déchue et modèle pour des générations du monde entier. De Buenos Aires à Naples - en passant par Cuba - Emir Kusturica retrace la vie de cet homme hors du commun, de ses humbles débuts à sa notoriété mondiale, de la plus spectaculaire ascension au déclin le plus profond.

Plus qu'un film, c'est une rencontre entre deux génies. Maradona a souligné lors d'une conférence de presse, organisée après la première projection du film, qu'ils s'étaient "ouverts l'un à l'autre". "Je considère que le film d'Emir, c'est mon film", a assuré le footballeur, qui s'exprime notamment sur la drogue. "J'ai abandonné toutes mes sales habitudes. Je ne vis plus à cent à l'heure comme avant. Je veux être présent à côté de mes deux filles". (2)

Dans le documentaire,
qui contient des images d'archives (notamment sur son enfance), on suit Maradona de Buenos Aires à Naples, en passant par Cuba où il a rencontré Fidel Castro, qu'il admire particulièrement. Contrairement à George W. Bush. "Même si on est un joueur de foot, on a le droit d'avoir un avis sur quelqu'un qui est un assassin", a-t-il lancé pendant la conférence de presse.

Début de la rencontre: mercredi 28 mai sur les terrains. Oups, sur les écrans... de cinéma !

(1) Source yahoo.fr
(2) Source 20minutes.fr

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