Publié par MariKo

S’il y a une évidence que personne ne peut nier, c’est la suivante : l’homme est un être viril, un mâle… Pourquoi dirions-nous: « C’est un homme, un vrai » si ce n’était pas le cas ? C’est (un peu) cliché, certes, mais les hommes ont besoin de montrer leur virilité… Mais bien plus encore, s’il y a une autre évidence, c’est que cette virilité peut parfois entraîner de drôles de comportements, et particulièrement dans le sport… Qu’est-ce que le rugby au fond ? Un sport où des hommes ultra musclés se rentrent dedans, se font tomber et s’agrippent les uns aux autres… Ça fleure bon la testostérone. Le summum de la virilité en somme ! Mais le rugby n’est pas le seul sport où l’homme se veut mâle. Pour n’en citer que quelques-uns : le catch, la boxe, le hockey sur glace,… A côté, le football pourrait presque faire office d’enfant de chœur ! Sauf que nous allons vous démontrer le contraire… Le football n’est pas un sport lisse et tout propre. Ici, pas de 4-4-2, mais la preuve par trois qu’il gagne la palme du sport viril par excellence !

 

Le football est un sport qui pousse les joueurs au-delà de leurs limites physiques. Il n’est pas donné à tout le monde de pouvoir disputer trois matches (championnat de France, rencontres internationales, amicales, …) dans la même semaine en courant 10 à 12 Kms par rencontre. Cela demande une forme et une force physiques incroyables. Courir derrière un ballon demande beaucoup d’efforts (même si les autres sports aussi, nous souhaitons ici, dans un souci de non-objectivité, ne parler que de foot !) ! Mais n’est-ce pas un peu trop ? Combien de joueurs se font mal à force de trop donner ? Entraînements, matches intenses, 3ème mi-temps arrosées (!), … Combien vont au bout de leurs limites ? L’excès de virilité peut avoir des conséquences dramatiques… Fin de saison en rééducation ou, mieux, sur le banc à regarder ses camarades souffrir sur le terrain… Quelques exemples de corps qui crient « stop » : Henrique, le défenseur central de Bordeaux, souffre d’une lésion au genou gauche (6 à 8 semaines d’arrêt), Sylvain Armand (PSG) hérite d’une entorse au genou gauche (4 à 6 semaines de repos forcé), David Sauget et Loïc Perrin (AS St Etienne) souffrent d’une blessure musculaire à la cuisse et au mollet (plusieurs semaines d’absence)… et la liste est longue. Le problème existe en France, mais également à l’étranger. Citons l’exemple de Ledley King (Angleterre). Touché au genou, il a été remercié par le sélectionneur anglais, Fabio Capello. Souffrant de douleur chronique au genou, il ne pouvait jouer qu’un match tous les dix jours et, quand il entrait sur le terrain, c’était sous infiltration… Vive le sport ! Mais gare à vous messieurs. Le corps a ses limites que la virilité ne peut guérir !

 

Le football peut parfois être violent !

Si le foot est violent pour le physique des joueurs, il l’est aussi ailleurs. Le débat n’est pas de savoir si le foot est trop violent ou pas, mais simplement de pointer du doigt certaines expressions de la virilité un peu trop exacerbées (!)… Derrière cette métaphore se cachent en fait de réels actes de violence gratuit qui nuisent à l’image du football (et du sport en général). Cette violence s’immisce dans les stades, mais aussi sur le terrain. Nous avons tous encore en mémoire le pétard jeté sur le gardien monégasque, Stéphane Ruffier, lors de la rencontre qui opposait son équipe à Nice.


Le coup de tête de Zidane a beaucoup fait parler. On aura également une pensée émue pour Jonathan Lacourt méchamment taclé par son « ami » Kader Mangane. La saison est terminée pour lui ! On se souvient également du match France – Algérie du 6 octobre 2001 où la Marseillaise est sifflée et le terrain envahi après 75 minutes de jeu. Le 12 février 2003, Barthez (bien connu pour son flegme légendaire !) insulte un arbitre et lui crache dessus lors d’un match amical. Résultat : grosse pression dans le stade et match arrêté à la 80ème minute. Quarts de finale de la Ligue des champions entre AS Rome et Manchester United le 4 avril 2007 : la police intervient à coups de matraque pour clamer les quelque 4 500 supporters anglais… PSG – Lens : mauvais goût, mauvais souvenir, on essaye d’oublier la banderole déployée en ce mois de mars 2008… Plus grave encore : le match Liverpool – Juventus est devenu le drame du Heysel le 29 mai 1985. 39 morts, 600 blessés suite à une guerre ouverte entre spectateurs et hooligans. Michel Platini qui jouait à la Juventus à cette époque n’a plus jamais remis les pieds dans ce stade. Autres victimes des injures et autres violences, les arbitres n’ont pas toujours le beau rôle. Comme en témoigne Renaud Hocq, arbitre : « Les problèmes viennent souvent des tribunes. Les stades sont ouverts et c'est le seul endroit où l'on peut crier sa haine en toute impunité. Avant même le premier coup de sifflet, je me fais parfois traiter « d'enculé » et de « fils de pute ». C'est une façon de vous influencer pour que vous favorisiez l'équipe qui joue chez elle. Il m'est même arrivé de prendre des cailloux, qu'on me menace de brûler ma voiture. Mais je savais qu'ils ne passeraient pas à l'acte. Une fois, j'ai dû intervenir parce qu'un dirigeant allait se faire lyncher par trente fauves qui le poursuivaient avec un marteau arrache-clou. Moi, je n'aime pas les plaines de jeux, où il n'y a pas de grillage. On craint les 200 mètres à faire avant de rentrer au vestiaire. » Ça fait froid dans le dos… Mais malheureusement, le foot pro n’a pas le monopole de la violence. De nombreuses initiatives, outre les actions menées par l’UEFA (et son super président… Michel Platini bien sûr !), tentent d’endiguer cette violence dans et autour des stades. SOS Racisme avec « Touche pas à mon foot », Foot Citoyen, Amnesty International… Même les joueurs se mobilisent aussi (on a tous le bracelet blanc et noir « Stand Up Speak Up » de Nike contre le racisme).

 

Le football est un sacré business… et  ça se voit ! Finalement, le football n’est-il pas un peu un sport de l’extrême où se côtoient violence et grande joie, petits clubs et multinationales (qu’est Le Havre face à Lyon ?)… Et dans le côté extrême, l’argent y tient une grande place. En effet, quel sport peut se vanter de faire gagner des millions d’euros à ses joueurs ? Certainement pas la pelote basque (avec tout le respect qu’on lui doit), ni même le ping-pong (petite balle, petite raquette, petit terrain… Petit salaire ?) ! « Le football, c’est un maximum d’argent dans un minimum de temps » (Roland Courbis, qui ne roule certainement pas en 2CV). Gagner de l’argent, beaucoup d’argent, c’est bon pour l’ego et la virilité. Les femmes (vénales ?) adorent, les agents immobiliers, ainsi que les concessionnaires automobiles, aussi ! Le banquier devient votre meilleur ami… Que demander de plus ? Un peu de modestie et moins de bling-bling ? Quand les montants des salaires de certains joueurs du PSG ont été dévoilés, nous avons cru vivre sur une autre planète, nous, avec  notre compte courant quasi vide en fin de mois et notre pauvre LEP où dorment nos pauvres petites économies… Avec un mois de salaire, M. Makelele peut, en plus d’entretenir son mannequin (il est avec Noémie Lenoir), s’acheter une Ferrari 599 Gtb Fiorano par mois et avoir encore un petit d’argent de poche.


Ça peut monter à la tête… Même si tous les joueurs ne sont pas des multi millionnaires, ceux qui gagnent le plus ne passent pas inaperçus… Bolides super puissants, grandes maisons, bijoux bling-bling, vêtements de luxe, chaussures italiennes, portables dernier cri,… Les footballeurs seraient-ils matérialistes ? Est-ce vraiment viril d’exposer sa richesse ? On est parfois dans la caricature… Parfois dans le mauvais goût. La limite est mince entre la virilité et la « beaufitude » ! Gare à vous !

 

Alors, messieurs les footballeurs et supporters, comme le dit si bien ce grand philosophe du sport, Michel Platini, « le football est un sport magnifique, un véritable trésor » alors, laissez les insultes aux vestiaires, ne jetez plus vos canettes de bière sur le terrain (en plus, la bière, ça fait gonfler !), rangez vos chaînes en or qui brillent (trop) et vos rolex et faites nous vibrer comme jamais… Nostalgie de 1998 quand tu nous tiens…

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