Publié par MariKo

Le Tour de France, vous connaissez ? Cette course cycliste est un peu l’équivalent du Paris-Dakar sans le sable, ni les 4x4 mais plutôt version vélo et montagne. Comme le Paris-Dakar, le Tour de France a connu des années de gloire mais aussi de disette. Entre triomphe des champions (on se souvient des Bobet, Anquetil, Poulidor,…) et plus récemment les multiples scandales autour du dopage, l’image du Tour s’est effritée au fil de ces dernières années. 2009 pourra-t-elle être l’édition de la renaissance ?



Qu’on aime ou non le Tour de France, il est indéniable que celui-ci ne laisse pas indifférent. Cette année s’annonçait comme électrique entre le retour de Lance Armstrong, loin d’être le chouchou du public (souvenez-vous la suspicion de dopage…), l’image ternie et un peu vieillissante du Tour qu’il fallait redorer,... et elle tient toutes ses promesses. Bien avant le premier coup de pédale de cette course 2009, la tension était palpable. La bataille était ouverte ! En effet, ce n’est pas seulement sur les routes de France que les coureurs se livrent une guerre ouverte, et même entre coéquipiers : Armstrong et Contador font partie de la même équipe, Astana. Alors, ce n’est pas Pincemi et Pincemoi qui sont dans un bateau, mais l’issue de l’histoire est un peu semblable : il n’en restera qu’un ! Tous les deux pressentis pour être le leader de leur équipe, il a été difficile d’imaginer une réelle cohésion dans la stratégie de leur groupe. Une guerre à couteaux tirés ? Peut-être…  Quoiqu’il en soit et même si Contador a un coup de pédale d’avance sur son coéquipier, il n’en reste pas moins qu’Armstrong ne cache pas ses ambitions. Fin du suspense dimanche 26 juillet sur les Champs-Elysées…



Outre cette guerre ouverte à l’intérieur du groupe Astana, il n’en reste pas moins que ça bataille ferme au sein du peloton (ce qui ne réussit pas trop mal à nos petits « frenchies » qui ont remporté de belles victoires d’étape !).  Cette bataille sur les routes n’a rien d’exceptionnel même si on oublie trop souvent que le Tour de France, à ses débuts en 1903, n’avait rien à voir avec la version actuelle de la course. C’était une soixantaine de coureurs seulement contre 19 équipes cette année. C’était aussi moins de kilomètres à parcourir, des infrastructures moins développées, mais des performances tout aussi belles ! Aujourd’hui, le Tour fait beaucoup parler de lui pour de mauvaises raisons et cette année ne déroge pas à cette règle : polémique autour de l’utilisation de l’oreillette (entre les coureurs et leur staff) qui a suscité beaucoup de réactions, une morte et des coups de feu tirés sur des coureurs… Ce n’est pas le mauvais scénario d’un thriller raté, mais les gros titres qui ont envahi les journaux pour parler du Tour. Mauvaise publicité ? Certainement… A quelques jours d’intervalle, ces deux événements ont entaché encore un peu le Tour de France.

Pourquoi de tels événements peuvent encore avoir lieu sur une course aussi surveillée et sécurisée ? Il est vrai que le parcours et le bord des routes ne sont pas fermés au public pour permettre cette proximité propre au Tour de France. Mais ne peut-on pas compter sur le bon sens des spectateurs ? Rien ne rendra la vie à cette personne de 61 ans fauchée par une moto alors qu’elle s’apprêtait à traverser la route, mais ne pouvait-on pas éviter ce drame ? Car ce n’est pas la première fois qu’un tel accident se produit sur le Tour. En 2002, un garçon de 7 ans se faisait renverser par la caravane publicitaire. En 2000, c’est un jeune de 12 ans qui se fit faucher dans les mêmes conditions…  Et c’est en 1964 qu’une vingtaine de personnes décédaient suite à un accident de camion sur un pont en Dordogne. Ça fait froid dans le dos…

Nous lançons donc un appel aux coureurs présents sur le Tour. Messieurs, s’il vous plaît, faites nous vibrer par vos performances (sans substances, c’est mieux), redonnez nous confiance en vos capacités physiques naturelles, surpassez-vous comme l’on fait vos prédécesseurs… Le Tour en a encore sous la pédale, c’est sûr.

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