Publié par MariKo

Edit du mercredi 1er septembre: conclusion de ces Mondiaux = Pi Hongyan est sortie en 1/4 de finale par la 3ème joueuse mondiale. C'est déjà pas mal... 

 

« Femme au volant, mort au tournant ! » S’il est un adage auquel nous n’adhérons pas, c’est bien celui-là. Outre le fait d’être misogyne au plus haut point, il est surtout infondé. Pourquoi les femmes ne sauraient-elles pas manier le volant ? Et d’autant plus s’il s’agit d’un volant de badminton… La preuve avec Pi Hongyan qui, comme son nom de l’indique pas, représente fièrement les couleurs de la France aux championnats du monde de badminton.

 

Paris, du 23 au 29 août 2010. Des terrains briqués à neuf, des joueurs et des joueuses aux aguets, des volants qui sifflent dans les airs. Bienvenue aux Mondiaux de badminton. Une fois n’est pas coutume, cet événement sportif se déroule pour la première fois à Paris, ville où réside Pi Hongyan. Tous les espoirs français reposent sur ses frêles épaules. Celle qui, enfant, se mit au sport et au badminton pour « prendre un peu de muscles », se retrouve aujourd’hui à taquiner les étoiles de la discipline. Mais comment cette jeune femme d’origine chinoise est-elle arrivée en France pour faire briller une discipline plutôt peu médiatisée en France ?

 

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C’est à 10 ans, repérée par un entraîneur, que Pi Hongyan commence sa longue histoire avec le badminton. Il faut dire qu’en Asie, le badminton est le sport national, un peu comme le football en France (quand les Bleus gagnent…). La petite « 3,14 » (Pi = 3,14, ça vous dit quelque chose ? Ce sera son surnom à son arrivée en France) quitte le cocon familial pour rejoindre le pensionnat d’une école de badminton qui lui ouvrira peut-être les portes du centre national de Beijing. « Bien sûr, c’était un peu dur de quitter la maison si tôt, mais quelque part, c’était un bon moyen de trouver un bon emploi, et de faire quelque chose d’intéressant, ce qui n’était pas évident dans ma ville natale. » C’est au prix de séances d’entraînement intensives et d’heures de travail qu’elle intègre le fameux centre… qu’elle devra quitter quelques années plus tard, poussée vers la sortie. Après un passage par le Danemark, l’envie de taper dans le volant est toujours là. Quel pays choisir pour poursuivre sa passion ? Ce sera la France. Elle rejoint notre beau pays en 2003 et obtiendra la nationalité française en 2004. Un petit bijou a rejoint l’équipe de France.

Aussi discrète, naturelle et gentille que performante, elle affiche un joli palmarès et de belles victoires, notamment une belle 3ème place aux derniers championnats d’Europe qui ont eu lieu à Manchester en avril dernier. De quoi laisser présager une performance de plus aux Mondiaux ?

Pour découvrir un plus cette championne, rendez-vous sur son site Internet.

 

 

 

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