Publié par MariKo

J’ai mal à la tête. Je ne suis pas toc-toc, j’ai juste mal à la tête…

Parce que je réfléchis trop ? Merci Beigbeder et ton amour qui dure trois ans… C’est simple. Depuis que je suis sortie de la salle obscure (oui, il s’agit bien de cinéma), une phrase résonne dans ma tête : « L'amour est comme la brume qui disparaît à la première lueur de réalité ». Du grand Bukowski. Brillant, mais angoissant aussi, non ?

 


Parce que je résiste mal au froid ? Sympas les virus qui circulent en ville et qui s’accrochent sans crier gare. C’est décidé, je ne sors plus de chez moi avant l’été prochain…
 

Parce que j’ai passé trop de temps dans les magasins ? Et ma carte bleue a viré au rouge… tout comme mon banquier. Les soldes auront eu ma peau. Et ça fait mal… à la tête !
 

Parce que j’ai pris une bonne cuite hier soir ? Même pas (je vous ai dit que je n’ai plus de sous) !
 

Parce que j’ai perdu mes lunettes de vue et que voir flou, ça fait mal à la tête ? Non plus.

Comme je suis vaillante, j’ai décidé de surmonter ce mal de tête pour vous raconter une petite histoire.

Un Doliprane. Un clavier d’ordinateur. Je vous raconte ?

Quel est le comble pour un sportif ? Être mal dans ses baskets ? Peut-être. Mais ce qui est vraiment déstabilisant pour un sportif est tout simplement de ne pas pouvoir faire de sport. Quelles qu’en soient les raisons (blessures, suspensions,…), c’est un crève-cœur de se trouver sur la touche. Et j’en sais quelque chose. Si je ne suis pas une championne, j’aime le sport. Courir, se dépenser, se dépasser. Alors, quand mon médecin m’a interdit de courir, le monde s’est écroulé (l’effet dramatique de cette phrase est voulu…). La faute à un genou récalcitrant. Damned. En attendant de passer les examens adéquats, pas de course à pieds. Autant vous dire que depuis cette nouvelle, je me suis ramollie du cuissot et mes muscles, à l’instar d’une glace en plein soleil, fondent doucement mais sûrement. Avant de me liquéfier littéralement sur place, j’ai décidé de prendre les choses (et le bout de gras !) en mains et de me remettre au sport. De trouver un autre sport moins traumatisant pour mon genou…

Oui, mais quoi ? Si j’avais un vélo, j’aurais pu troquer mon deux-roues à moteur contre ce deux-roues à pédales. En investissant dans un bon déo bien sûr. Mais pas de vélo en vue. Si j’avais su, j’aurais demandé une Wii-Fit à Noël ou une console dans ce genre-là pour faire du fitness à domicile. Mais à Noël, j’ai demandé le nouveau BlackBerry et des chocolats. Totalement hors sujet donc. En attendant de trouver un sport adapté, j’ai surfé… sur Internet ! Et c’est justement en surfant que je suis tombée sur une nouvelle qui m’a définitivement achevée : Laury Thilleman, l’ex-miss France, est devenue animatrice sport pour Eurosport. Pourquoi ? Comment ?

 

 

La vie est trop « injuuuuuste » (Calimero est mon cousin éloigné…) ! Bref, cette nouvelle qui, pour vous, n’en est pas une, a fait l’effet d’une bombe sur ma petite personne. Elle est belle. Elle est déterminée. Et elle est sportive. Et oui, la belle est une surfeuse. Une vraie. Dans le reportage qui lui était consacré, on la voyait glisser sur les vagues, cheveux au vent. Et c’est là que j’ai eu le déclic. « Bouge-toi » me criait une petite voix. Certes, point de surf pour moi. Mais plutôt la natation. C’est dans l’eau. Ce n’est pas traumatisant pour les genoux et ça vous fait un corps de sirène. C’est décidé : j’allais sauter dans le grand bain. Seul hic : il me fallait un nouveau maillot de bain. En effet, en jeune femme raisonnable, j’ai préféré laisser mes deux-pièces au placard. Direction donc une grande enseigne d’articles sportifs…
 

 

C’était samedi dernier. Quelle bonne idée d’aller se mêler à la foule avide de soldes et bonnes affaires. Ce n’est pas sans peine que j’ai réussi à trouver un modèle ni trop cher, ni trop moche, mais surtout à ma taille. Il faut dire que les rayons étaient surchargés de monde et que les articles volaient presque entre les mains des clients. Serait-ce l’appel de la piscine qui les a mis dans cet état ? L’addiction sportive était-elle à l’origine de cette frénésie acheteuse ?  J’en doute… Après l’épreuve du choix du maillot, un autre chemin de croix m’attendait : trouver une cabine. Et c’est là que l’on s’aperçoit que les magasins de sport à l’enseigne bleue et blanche sont vraiment immenses. Rien que pour trouver une cabine, c’est du sport. Trois tours de magasins plus tard, j’ai enfin pu m’enfermer dans une cabine. Enfin, le mot « cabine » n’est pas vraiment approprié. Avez-vous déjà tenté l’expérience d’essayer des vêtements dans une des cabines aux rideaux bleus ? Si le choix de cette couleur criarde est plutôt surprenant, que dire du concept-même ? Si vous cherchez un peu d’intimité ou que vous êtes un peu pudique, ces cabines doivent être une vraie torture. Deux rideaux servent de cloison et ils se ferment avec trois petits crochets. Déjà que l’épreuve de l’essayage de maillots n’est pas toujours une sinécure…

 

Pour ma part, je me suis retrouvée dans une cabine de ce genre juste à côté des longues files d’attente des caisses. Autant vous dire que j’aurais pu faire un défilé en maillot devant tout le monde que le résultat aurait été le même. J’ai donc vite enfilé mon maillot. Je n’ai pas pu voir le résultat puisqu’il n’y a pas de miroir dans ce genre de cabines. Mais la foule en délire qui entourait ma cabine m’a convaincue de l’acheter. Je me suis donc vite rhabillée en évitant de m’appuyer sur la paroi (en rideau, je le rappelle) pour ne pas me retrouver les quatre fers en l’air en petite tenue.

 

Quelles sont belles leurs vraies cabines.

Malheureusement, elles étaient toutes occupées...

 

Au final, j’ai acheté un maillot, pas cher, pas trop moche. Et j’ai bien ri ! Il ne me reste plus qu’à me remettre à l’eau. 

Bonne nouvelle : mon mal de tête a disparu. 

Merci Decathlon, merci Beigbeder et surtout… merci Doliprane !

(Ce billet, tiré de faits réels et non sponsorisé par Decathlon et Doliprane, est écrit sous le signe de l'ironie et du second degré...)


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