Publié par MariKo

Notre cadeau pour les Rameaux ? Une chronique !! Celle diffusée le mercredi 9 mars sur l'antenne de Gold FM Bordeaux... Que du bonheur (ou presque...) !

 

Bonne écoute et bonne lecture !

 

 

Bonjour Lucas, bonjour à tous.

 

Quel bonheur de vous retrouver aujourd’hui. Ce n’est pas que d’habitude je ne suis pas contente de vous retrouver, mais cette semaine, notre rendez-vous a une saveur toute particulière. Et oui, après avoir passé une semaine de quasi hivernation, ça fait du bien de revenir à une vie sociale. Alors, rassurez-vous quand même, mon hivernation n’a rien à voir avec celle de nombreux mammifères aux poils longs (en ce qui me concerne, je suis plutôt accro au rasoir électrique et à la cire chaude… pour les poils, je veux dire). Pas question pour moi de m’enfermer au fond d’une grotte ou de rester terrer dans mon trou pendant des mois. Non, mon hivernation à moi ressemble plutôt à une cure de séances de cinéma. Et oui, vous l’aurez compris, cette semaine, j’ai passé le plus clair de mon temps dans les salles obscures. Rassurez-vous, je ne compte pas vous faire la critique du dernier film de Dany Boon. Il n’y a « Rien à déclarer » donc je passe mon tour. Ce qui m’intéresse ce sont les nombreux films autour du sport. Et il y en a pas mal à l’affiche actuellement.

 

Si vous avez fait un petit tour sur mon blog, vous avez pu lire notre enquête sur le chef d’œuvre de ce début d’année, j’ai nommé « Black swan ». Qui n’a pas entendu parler du film de Darren Aronofsky avec l’oscarisée et néanmoins enceinte Natalie Portman ? On connaît tous l’histoire du « Lac des cygnes », mais cette plongée dans le quotidien des danseuses et danseurs classiques du New York City Ballet fait froid dans le dos. Je ne parlerais pas des aspects psychologiques de Nina, la danseuse un peu perturbée incarnée par Natalie Portman. Ce qui est intéressant sportivement parlant, c’est la mise en scène de la rigueur physique qu’exige ce sport, de la discipline imposée aux danseurs et de toutes les règles qui font le quotidien de ces sportifs. Je peux vous dire que le spectateur souffre physiquement avec les danseuses et danseurs… En ressortant de la salle, en ce qui me concerne, j’avais le corps en bouillie et les pieds en compote.

 

A peine remise de mes émotions, mes muscles encore tout endoloris par les entrechats et autres pas de danse, j’ai décidé d’enchaîner avec un autre film sportif… « 127 heures » de Danny Boyle. J’ai troqué mes demi-pointes contre mes chaussures de randonnée. Une balade dans les gorges de l’Utah, sous le soleil américain en compagnie de James Franco, moi je dis banco. Mais quand on sait que ces « 127 heures » ont plutôt ressemblé à un long cauchemar pour Aron Ralston, le vrai alpiniste qui a inspiré le film, on se dit que cette balade n’aura rien d’un moment de plaisir. Et pour cause. Le film retrace le calvaire (et le mot en faible) qu’a vécu ce jeune aventurier. Parti seul, il s’est retrouvé coincé au fin fond d’un canyon, le bras pris au piège par un rocher. L’accident bête, mais qui vous chamboule toute une vie… Car à force de courage, mais surtout à bout de forces, Aron Ralston a réussi à se libérer de ce rocher en s’amputant le bras tout seul comme un grand. Si la scène vous prend aux tripes, on retiendra surtout le courage de ce féru de sensations fortes. Une chose est sûre cependant, je ne suis pas prête de repartir de sitôt en balade…

 

Le plus loin où je me risquerai sera peut-être le ciné du coin pour continuer sur ma lancée. Et oui, j’ai très envie de courir voir « La ligne droite ». Dans ce film de Régis Wargnier, Rachida Brakni (la compagne d’un ex-champion de foot, Eric Cantona) joue une athlète de haut niveau qui va s’improviser guide pour un jeune athlète prometteur devenu aveugle. On ne se rend pas forcément compte, mais ces guides jouent un rôle primordial dans la carrière d’athlètes handisport. Ils doivent avoir un niveau de performance supérieur à celui de l’athlète pour pouvoir le pousser à donner le meilleur de lui-même. Et quand cela aboutit sur une victoire, une médaille ou un titre, la joie est doublement partagée. J’en profite pour saluer Romain Noble en escrime, Elodie Lorandi en natation, Sofyane Mehiaoui en basket, Marie-Amélie Le Fur et Gautier Trésor Makunda en athlé. Tous des athlètes handisport de haut niveau.

 

Et puis dans un autre registre, je ne raterai pas le fameux « Fighter » avec Christian Bale et Melissa Leo (les deux seconds rôles récompensés aux Oscars) sur le monde de la boxe. J’avais été scotché par le « Million Dollar Baby » de Clint Eastwood, alors j’ai hâte de remonter sur le ring et d’enfiler mes gants… depuis mon fauteuil !

 

Alors, voilà toutes ces aventures cinématographiques ne m’ont pas fait oublier mon amour pour le sport. Et heureusement car quand j’ai remis le bout de mon nez dehors, j’ai appris que Serena Williams avait fait une embolie pulmonaire, que les joueurs de foot en Colombie shootaient aussi dans les chouettes, que les Français s’étaient plutôt bien débrouillés aux Mondiaux de ski, aux championnats d’Europe d’athlé et en tennis… Et ça, ce n’est pas du cinéma !

 

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