Publié par MariKo

On ne change pas les bonnes habitudes.

 

Voici un nouvel épisode de la série "Le billet de Mariko" diffusé le 25 janvier sur les ondes de Gold FM Bordeaux.

 

Bonne écoute et bonne lecture !

 

 

Bonjour Julien, bonjour à tous,

Moi, je vais très bien. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde. En effet, certains de nos amis sportifs, que l’on suit assidument dans leurs différents exploits, et bien certains d’entre eux ont eu, pour ainsi dire, la scoumoune, cette semaine. Et c’est rien de le dire.

Prenez Joachim Noah, par exemple. On a beaucoup parlé de lui et de ses potes de l’équipe de France pendant l’Euro de cet été. On a beaucoup parlé d’eux pour leur « presque » exploit et leur beau parcours. Mais depuis, et bien c’est plus difficile pour Joachim. Son retour aux States, après un long lock-out, est un peu poussif et ses stats ne sont pas au top.  De quoi faire voir rouge à l’entraîneur des Bulls, Tom Thibodeau,  qui, pour le coup, les a un peu… les boules ! Pour redresser la barre, Joachim Noah a deux solutions : s’entraîner encore plus dur pour rebondir (un comble pour lui qui est quand même le spécialiste des rebonds) … ou encore faire appel à un marabout pour le désenvoûter.

Non loin de là, toujours en NBA, un autre Français semble être, lui aussi, la victime d’une poupée vaudou. Et pas n’importe quelle poupée vaudou d’ailleurs. Le genre de poupée qui vous fait perdre tous vos matches… à l’extérieur. En effet, les Spurs de San Antonio (où évolue donc Tony Parker) ont été victimes d’une mauvaise passe et ont ramé pour ramener, enfin, une victoire de l’extérieur. C’est bien simple, ils ont enchaîné une série de 5 matches perdus avant d’en remporter un sur les parquets adverses. Et depuis, ça ne va pas beaucoup mieux d’ailleurs.

Tout comme pour nos Experts. Car eux aussi ont souffert de cette terrible malédiction… Celle de la défaite. Il faut dire qu’ils nous ont mal habitué aussi, eux qui gagnent tout et écrasent tout sur leur passage. Donc quand ils ont perdu leur 1er match contre l’Espagne à l’Euro, j’ai tremblé. Et je n’ai pas dû être la seule. Comment était-ce possible ? Des Experts, ça ne perd pas. C’est impossible. La seule explication que j’ai trouvée (pas très logique, je le concède), c’est qu’eux-aussi étaient touchés par un mauvais œil. Ou alors, peut-être qu’ils avaient vu un chat noir, en passant sous une échelle un vendredi 13. Entre temps, ils ont bien trouvé un gri-gri pour combattre se mal et surtout battre la Russie… mais ce gri-gri semble avoir ses limites car leur parcours à l’Euro est plutôt chaotique.

Finalement, me souffle-t-on dans l’oreillette, toutes ces histoires de malédiction, de cycle infernal et de scoumoune ne seraient que pure affabulation. Et tant mieux. Si toutefois le mal venait à persister, je peux leur conseiller plusieurs solutions : la première m’est toute personnelle. Elle consiste à voir le bien partout. Et surtout le beau. C’est ce que j’ai fait ce week-end en regardant le meeting de natation de Nancy. Je peux vous dire que mater nos petits nageurs français, c’est miraculeux. Autres solutions, plus radicales : faire comme Robert Pirès et partir s’exiler en Inde pour jouer au foot ou fracasser sa raquette de tennis comme l’a fait Marcos Baghdatis lors de l’Open d’Australie. Et lui, il n’y est pas allé de main morte car il a cassé quatre raquettes en 25 secondes. Ça soulage paraît-il. S’il n’a pas gagné son match pour autant, il peut toujours tenter de battre le record de cassage de raquettes et voir ainsi son nom inscrit sur le célèbre livre des records. A défaut d’autre gloire, c’est toujours ça…

Bon, ce n’est pas que je sois superstitieuse, mais après vous avoir parlé de tout ça, je préfère partir à la recherche d’un trèfle à quatre feuilles. Alors, je file et je vous retrouve la semaine prochaine.

Commenter cet article