Publié par MariKo

Mieux vaut tard que jamais... Revoici les sons des billets de Mariko !

 

 

Mais pour ceux qui préfèrent lire... ou qui en ont pris l'habitude, voici de quoi satisfaire vos envies ! Bonne lecture.

 

Bonjour Julien, bonjour à tous,

 

Je suis ravie de vous retrouver ce matin car, vous l’aurez sûrement remarqué, la semaine « sport » a été plutôt chargée… bon, ça devient presque une habitude, plutôt bonne d’ailleurs, mais, cette semaine, les événements qui ont agité le monde du sport m’ont un peu mis la tête à l’envers… Et oui, à force de me demander si les Bleus allaient résister face aux Gallois, mon stress est réapparu. Heureusement, les Bleus ont gagné leur duel et par la même occasion une place en finale de la coupe du monde de rugby. Je n’ai pas fini de stresser le 23 octobre, date de la finale…

 

Pour ne rien arranger, ma prise de tête a été alimentée par les spéculations sur la venue des Beckham à Paris. Viendront/viendront pas. Bref, un faux suspens bien orchestré par le club parisien… Tout cela n’est pas sans rappeler un autre faux suspens, un secret de polichinelle en fait sur le polichinelle caché dans le tiroir… des Sarkozy ! Pendant toute la semaine, le sport favori des médias a été de traquer la sortie officielle du bébé présidentiel. Trop dure la vie !

 

Mais parmi toutes ces fausses prises de tête (car il faut bien le reconnaître, tout ça n’est pas si grave au final), une histoire beaucoup moins futile a attiré mon attention. Oui, parfois il est de bon ton de laisser son humour au vestiaire quand des choses étonnent, voire même détonnent… Et l’histoire dont il s’agit est particulièrement dérangeante.


Prenez un jeune footballeur sud-coréen plutôt prometteur (oui, des Asiatiques peuvent jouer au football.  Mais là n’est pas la question). Ce jeune joueur a d’ailleurs été élu meilleur espoir asiatique en 2004. Après avoir évolué au FC Séoul, il a ensuite intégré l’équipe de Monaco où il est resté 3 saisons avant de rejoindre, tenez vous bien, le grand club d’Arsenal au début de la saison. Bon, c’est vrai que les Gunners ont bien du mal a dégainé pour l’instant mais Arsenal reste Arsenal, un grand club européen. Quoiqu’il en soit, Chu-Young Park fait partie de l’équipe et compte bien faire ses preuves… au moins pour 2 ans. Car le drame de cette histoire, c’est que le conte de fée footballistique risque de tourner court. Fin prévue : 2013. En effet, le tout nouveau capitaine de l’équipe sud-coréenne va être rappelé à la réalité de ses origines… Loin de la liberté européenne, la Corée du Sud (heureusement moins dure que sa voisine du Nord) a néanmoins des règles strictes quand il s’agit de sécurité nationale et d’armée. Là-bas, le service militaire est obligatoire et dure au moins 21 mois… mais souvent plus. Et c’est à cela que Chu-Young Park ne pourra vraisemblablement pas échapper. Il a bien essayé d’obtenir une dérogation, mais ses demandes sont restées vaines jusqu’à présent… Il faut dire que là-bas il est très mal vu de ne pas s’affranchir de ce service militaire. Pour la petite histoire, certains joueurs de l’équipe nationale qui avaient mené leur pays à la 4ème place de la coupe du monde en 2002, dont Ji-Sung Park, le cousin de Chu-Young (vous suivez ?), et bien, ces joueurs avaient obtenu une dérogation exceptionnelle pour échapper à cette obligation. Youpi, vous pensez ? Et bien, détrompez-vous. Certains d’entre eux, pour ne pas ternir leur image et sous la pression des usages, auraient voulu renoncer à ce droit… Pour nous Français, cela peut sembler complètement fou. Mais là-bas, on ne rigole pas avec la discipline. Alors, mon petit chouchou, Chu-Young, risque donc de voir sa carrière stoppée net en 2013. Car comment revenir au plus haut niveau après 2 ans d’arrêt ? Cette histoire me touche et pas seulement parce que Chu-Young est né le même jour que moi, dans le même pays… Un pays où les hommes ne sont pas libres de choisir leur vie et ne sont pas maîtres de leur destin. Alors, cher compatriote, je te souhaite bon courage pour la suite… ballon au pied ou pas.

 

Quant à moi, après cette parenthèse désenchantée, je vais retrouver le sourire en pensant à notre prochain rendez-vous. Mercredi prochain. Bonne semaine à tous.


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