Publié par MariKo

Profitons des derniers jours d'octobre pour... s'offrir un billet ! Pas de banque, mais bien un billet d'humeur. Diffusé sur Gold FM Bordeaux, voici de quoi glisser vers novembre, en toute décontraction.

 

Bonne écoute et bonne lecture !

 

 

Bonjour Julien, bonjour à tous,

 

Les allergiques au rugby peuvent être ravis. La coupe du monde, c’est fini. Et oui, ça faisait presque 1 mois et demi qu’on n’entendait parler que de ballon ovale. Et pour enfoncer le clou, les Bleus ont eu la bonne idée d’aller jusqu’en finale. Bref, on en aura soupé jusqu’au bout, mais pour la bonne cause. D’ailleurs, même les plus réfractaires ont dû avoir les yeux qui brillent devant cette finale rêvée. Car il faut bien être honnête, un France/Nouvelle-Zélande en rugby, c’est presque aussi alléchant qu’un France/Brésil en foot (surtout si l’on repense à 98).

 

Et pour cette rencontre, les Bleus ont mis, non pas les pieds dans le plat, mais bien les petits plats dans les grands pour faire monter, doucement mais sûrement, notre rythme cardiaque… Car dimanche matin, tous les ingrédients étaient réunis, un peu à la manière d’un bon film. Du suspens, de l’émotion, des moments forts, de la castagne, des blessés, des larmes… Bref, un scénario idéal pour vivre 80 minutes… d’enfer, pour nous autres, supporters français. Mais à bien y réfléchir, les supporters néo-zélandais ont dû souffrir aussi car la victoire de leur équipe n’était pas gagnée d’avance.

 

Car si, sur le papier, les All Blacks étaient donnés archi-favoris, sur le terrain, dimanche, leur suprématie n’était pas si évidente que cela. Les grands Blacks auraient-ils été impressionnés par la défiance des Bleus lors du fameux Haka ? Car nos grands Bleus n’ont pas eu froid aux yeux et, comme en 1999 et 2007, ils ont pris les devants. Pas question de se laisser impressionner par le rituel maori. Devenu systématique depuis la 1ère coupe du monde en 1987, le Haka fait néanmoins partie du paysage rugbystique depuis… 1884. Et a donc vu de nombreux adversaires sombrer face à ce chant guerrier où les joueurs dansent, implorent et menacent l’adversaire. Mais dimanche, donc, sous le signe du V de la victoire, les Bleus n’ont pas tremblé, s’offrant même le luxe de s’avancer au plus près des guerriers noirs de l’équipe adverse. Il était fier le coq tricolore.

 

Fier et courageux aussi, à l’image du XV de France qui a tout donné sur le terrain. Pendant 80 minutes, ils se sont battus pour tenter de décrocher le titre suprême.

 

80 minutes pour faire taire les mauvaises langues et la presse néo-zélandaise qui leur ont cassé du sucre sur le dos pendant toute la compétition, les qualifiant même de brutes, d’adeptes des fourchettes.

 

80 minutes aussi pour un 5 à 7 raté. Ou plutôt un 7 à 8 au goût amer, un goût de victoire si proche et d’exploit à portée de main. Mais demain est un autre jour. Car sur le terrain, au coup de sifflet final, l’heure était aux larmes chez nos Bleus. Et la moustache était bien triste…  Oui, cette drôle de moustache que Marc Lièvremont a tenu à montrer à la Terre entière faisait grise mine. Moralité : la moustache ne va pas à tout le monde, c’est un fait, mais surtout, cela prouve une nouvelle fois que les paris font parfois faire des trucs bizarres… La question maintenant est de savoir si Philippe Saint-André, le successeur de Marc Lièvremont, se prêtera lui aussi au jeu de la moustache.

 

Ainsi se clôt le chapitre « coupe du monde » de rugby. Rendez-vous dans 4 ans pour une revanche, peut-être. En attendant, on se retrouve la semaine prochaine, et ça, c’est déjà une bonne nouvelle…


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