Publié par MariKo

La rentrée n’est déjà plus qu’un mauvais souvenir pour certains et les choses sérieuses peuvent commencer. En effet, le compte à rebours est lancé et l’échéance approche à grands pas. Mais de quoi parle-t-on ? De ballon ovale bien sûr. La Coupe du Monde de rugby débute vendredi 9 septembre en Nouvelle Zélande et promet de nous tenir en haleine jusqu’à la finale le dimanche 23 octobre.

 

 

Mais cette année, il faudra faire sans un élément de taille. Pas de panique, il ne s’agit pas de revoir les règles du jeu, ni même de changer la forme du ballon. Mais il se pourrait bien que le grand absent de cette Coupe du Monde attriste de nombreux fans. Et ce qui va manquer aux fans, ce sont les réseaux sociaux. A l’heure du 2.0 et autres nouveautés high tech, il est difficile de se passer des différents tweets ou des clics sur « j’aime ». Mais cette année, les rugbymen français ont reçu l’interdiction formelle d’utiliser les réseaux sociaux, notamment Twitter, pendant la compétition. Car ce que redoutent les dirigeants de l’équipe de France, ce n’est pas tant l’équipe des All Blacks (quoique) que les éventuelles fuites qui pourraient atterrir sur Twitter… L’expression dit « chat échaudé craint l’eau froide » et dans leur cas, elle est tout à fait adaptée. Car après l’épisode Sébastien Chabal du mois de juin dernier, ils ont décidé de verrouiller la communication autour de l’équipe de France. Petit rappel : Sébastien Chabal avait annoncé son forfait suite à une blessure sur Twitter… Ce qui n’avait pas plu (du tout !) aux dirigeants des Bleus…

 


Alors, que penser de cette décision ? Bien que la déception des fans habitués à suivre leurs joueurs préférés sur Twitter ou Facebook soit grande, il faut aussi comprendre les enjeux qui se cachent derrière les équipes nationales. Mais cela suffit-il à justifier le contrôle de la communication des joueurs ? A priori oui, car l’équipe de France n’est pas la seule à avoir adopté cette politique. Du côté des All Blacks, le discours est le même. Darren Shand, le manager de l’équipe, a justifié son choix : « Nous ne voulons pas que les joueurs réagissent de manière individuelle, ça crée juste des distractions. Nous voulons des joueurs concentrés sur un seul et unique objectif ». Le but est donc clair : se concentrer sur le jeu sans s’éparpiller… pour mieux gagner ?

 

 

Cependant, la problématique des réseaux sociaux ne fait pas parler d’elle que dans le monde du rugby. Et chacun y trouve son intérêt ou non. L’Ultimate Fighting Championship a créé la surprise en mettant en place un système de récompenses pour les lutteurs en fonction de leurs tweets, du nombre de followers, etc… C’est ce qui s’appelle prendre le contre-pied des autres disciplines plus traditionnelles.

 

 

L’UFC mise sur les réseaux sociaux pour développer la notoriété de la discipline. Est-ce judicieux ? Dans ce cas, il peut être intelligent d’utiliser les réseaux sociaux pour faire connaître ce sport mal connu. Mais qu’en est-il pour les sports plus médiatiques ? Quoiqu’il arrive, les réseaux sociaux vont faire de plus en plus partie de notre quotidien (pour notre bien… ou pas !). Ils vont changer notre façon de communiquer et transformer notre rapport à l’information.

 

Une preuve s’il en est : le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel a adopté une directive interdisant l’utilisation des termes « Facebook » et « Twitter », considérés désormais comme des marques à part entière. La consécration pour les réseaux sociaux ?

 

 

Voici un extrait de la lettre envoyée par le CSA aux présidents des chaînes :

 

Les réseaux sociaux font aujourd'hui partie intégrante de la vie quotidienne d'une part considérable de la population, qui les utilise régulièrement en tant qu'outils de communication. Il est tout à fait normal que les services de télévision souhaitent les intégrer dans la conception de leurs programmes, ce dont le Conseil ne peut que se féliciter. Cela participe de l'enrichissement des émissions et permet une interactivité entre les téléspectateurs et les animateurs.

La pratique consistant à renvoyer les téléspectateurs sur un réseau social sans citer celui-ci est informative.

En revanche, les renvoyer sur ce réseau en le désignant nominativement revêt un caractère publicitaire, ce réseau émanant d'une société commerciale et sa dénomination étant déposée à titre de marque. Cette pratique contreviendrait aux dispositions de l'article 9 du décret n° 92-280 du 27 mars 1992 fixant les principes généraux définissant les obligations des  éditeurs de services en matière de publicité, de parrainage et de téléachat, selon lesquelles « la publicité clandestine est interdite. (...) constitue une publicité clandestine la présentation verbale ou visuelle de marchandises, de services, du nom, de la marque ou des activités d'un producteur de marchandises ou d'un prestataire de services dans des programmes, lorsque cette présentation est faite dans un but publicitaire ».


La question des réseaux sociaux est donc au cœur des préoccupations médiatiques et sportives. Mais, en Nouvelle Zélande, cette absence de communication ne risque-t-elle pas d’éloigner un peu les fans, voire de les désintéresser de l’événement ? Parions que la qualité de jeu sera à la hauteur et saura maintenir un suspens haletant pour captiver les supporters français, malgré le décalage horaire !

 

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