Publié par MariKo

La Coupe du monde de rugby bat son plein. Vous commencez certainement à sentir le poids du décalage horaire (surtout au niveau des énormes poches qui s’invitent sur votre visage…). Ce n’est pas facile de se lever pour suivre les matches (surtout les jours de repos…). Mais en bon franchouillards que nous sommes, nous ne raterons pas le match de l’équipe de France contre le géant, les All Blacks. C’est samedi 24 septembre. Avec ou sans poches, ce match n’aura pas lieu sans nous. Et en marge de cet événement, une petite surprise attend les All Blacks.

 

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L’association « Les amoureux du rugby » s’apprête à offrir un joli cadeau à la Fédération néo-zélandaise. Très inspirée, c’est l’artiste plasticienne, Laurence Bonnel, qui a réalisé l’objet. Et quel objet ! « L’enjeu », comme il s’appelle, est une œuvre magnifique en résine de 2m30 d’envergure et 360 kilos. Pas plus, pas moins. De quoi décorer (et envahir) n’importe quel salon. Mais heureusement, cette sculpture monumentale sera exposée à l’entrée du stade de Christchurch en hommage et soutien des victimes, suite aux violents tremblements de terre qui ont ravagé la ville cette année.

 

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Emblème de l’amitié entre les deux nations et de la solidarité propre aux valeurs du sport, « L’enjeu » est une sculpture visionnaire et réfléchie. La démarche de création est porteuse de sens et de symboles.

 

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Mouvement, intégrité physique et impression de vitesse sont délimités dans un champ plastique l’inscrivant dans une dynamique de démultiplication. Le joueur, par l’élan du corps, crée une impulsion, véritable empreinte d’un mouvement de cohésion sportive. La démultiplication du geste s’opère autour de 15 figures. Un chiffre symbolique rappelant le nombre de joueurs dans une équipe de rugby, tout en représentant dans son interprétation originelle l’esprit du jeu et l’unité.

 

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Depuis toujours, les sculpteurs ont cherché à représenter le mouvement. Tension des muscles et positions dynamiques étaient les atouts majeurs d’une apparente mobilité. Laurence Bonnel pensait qu’il était réalisable d’aller au-delà des possibilités techniques. S’inspirant de l’œuvre de Duchamp, plus spécifiquement du « Nu descendant un escalier » et des futuristes italiens pour leur développement plastique du mouvement, elle a combiné les nouvelles technologies à la matière première pour démultiplier le geste et reproduire la déclinaison du mouvement dans l’espace en une seule et même œuvre. Une première dans l’histoire de la sculpture.

 

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L’artiste a choisi d’inscrire la sculpture dans une posture rappelant la statuaire grecque, sorte d’interprétation contemporaine d’un Discobole de Myron, magnifiant le corps dans une posture physique et athlétique.

 

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Une chose est sûre : au-delà de l’enjeu sportif, « L’enjeu » artistique est une belle réussite. Une de plus pour Laurence Bonnel.

 

1828rec Laurence Bonnel

 

Même si elle vit et travaille à Paris, elle est présente partout dans le monde. Ses œuvres se trouvent dans des collections particulières à Paris, Genève, Rome, Londres, New-york et Miami. Il ne manquait plus que la Nouvelle-Zélande. C’est chose faite.

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