Publié par MariKo

En ce début de mois de septembre, tout un pays est en deuil. La France vient de vivre une semaine éprouvante en apprenant une bien triste nouvelle. Non,  il ne s’agit pas (encore !) de football et de la défaite des Bleus contre la Biélorussie. Ça, on finirait presque par s’y habituer finalement. Cette triste nouvelle est autrement plus grave car elle concerne la disparition d’un grand champion : Laurent Fignon.

 

 

Si les moins de 20 ans ne connaissent peut-être pas ce grand coureur cycliste à la chevelure blonde qui aurait fait pâlir de jalousie une certaine Paris Hilton, il a néanmoins marqué le monde du cyclisme des années 80/90. Une des plus belles périodes du cyclisme… Et pour ceux qui confondent encore Laurent Fignon et François Fillon, sachez que, même si tous les deux ont pédalé dans la semoule, seul le premier peut se targuer d’avoir remporté le Tour de France. Deux fois (en 1983 et 1984) ! L’autre continue à pédaler. Il paraîtrait même qu’il se serait mis au rameur… Premier ministre, c’est du sport !

 

En début de semaine, toute l’attention des medias, des amateurs de sport, des curieux… se portait sur le fameux match de l’équipe de France qui devait marquer le renouveau de notre sélection. Le rendez-vous était pris pour le vendredi 3 août à 21h. Qui aurait pu se douter qu’un événement allait perturber tout ça ? Car c’est le mardi 31 août 2010 que Laurent Fignon a décidé de partir. Après nous avoir fait vivre le Tour de France 2010 en tant que commentateur, il s’est éteint. Autant vous dire que le match de l’équipe de France est passé au second plan, le temps de nous remettre de nos émotions. Malade depuis 2009, Laurent Fignon s’est battu contre son cancer avec tant de force et de courage que nous arrivions parfois à en oublier sa maladie. Ce qu’on retiendra de lui ? Sa classe, son style, son courage (sur le vélo et face à la maladie), sa simplicité aussi. On se souviendra aussi du fameux Tour de France 1989 où il se fait « chiper » le maillot jaune par Greg Lemond pour 8 secondes… A cette époque, on jouait encore aux Barbie et à la marelle, mais l’image de ce champion déçu reste gravée dans notre mémoire.

 

En juin 2009 dans une interview au JDD, il disait ne pas avoir peur de mourir.  « Si cela devait s’arrêter rapidement, je n’aurais pas beaucoup de regrets. J’ai eu une belle vie. » Mais 50 ans, c’est trop court…

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